Rappel des impacts
L’alimentation est le second poste dans l’empreinte carbone moyenne des français, estimée à 9,9 tCO2eq/an/personne en 2019, avec une émission de 2,35 tCO2eq/an/personne, 60% venant de la consommation de produits animaux.
Le type de produits consommés (animaux / issus d’animaux / végétaux), leur mode de production (conventionnel / raisonné / bio, intensif / extensif, sous serre), leur stockage, leur transport (distance et mode), leur commercialisation (emballage, présence en rayon) impactent directement leur consommation en énergie et les émissions de tCO2Eq liées.
Ces différents aspects jouent aussi sur l’impact sur les ressources en eau, sur le niveau de pollution et la qualité des sols, sur la biodiversité… Enfin, seulement 24% de ce que les métropolitains consomment est produit sur le territoire de la MEL, notre dépendance alimentaire est donc importante.
-> Notre alimentation est un levier essentiel pour baisser notre impact environnemental, et agir sur l’adaptation et la résilience de nos territoires !

https://blog.lafourche.fr/empreinte-carbone-des-aliments ?
Actions / vers quoi aller ?
- Végétaliser son alimentation
- Manger bio
- Manger local / en circuit court et de saison – aider à la relocalisation de l’agriculture
- Lutter contre le gaspillage alimentaire
- Lutter contre la précarité alimentaire
Pistes et ressources
Végétaliser son alimentation
La moitié de l’empreinte carbone liée à l’alimentation est due à la consommation de viandes et poissons (1 tonne Co2e pour la viande, et 0,2 pour les produits de la mer, sur une émission d’environ 2,5 tCo2e/an/pers). Manger de moins en moins de viande (et particulièrement moins de viande rouge) est donc un geste extrêmement efficace pour réduire notre empreinte carbone !

Au niveau individuel
- Commencer par un repas, 1 jour par semaine, puis 2, puis 3 !
- Être aidé avec des idées de recettes, d’alternatives, des cours de cuisine : 1.2.3. Veggie
- Avoir des repères nutritionnels
- Se lancer dans un veggie challenge, sur 21 jours, ouvert à tous !
- Être inspiré – 3 comptes instagram partageant des recettes végétariennes …parmi 1000 🙂
- Aller découvrir les alternatives veggies qui se démocratisent dans les grandes enseignes et en ligne, dans les chaînes bio comme LabelVie et Biocoop.
Au niveau collectif
- Demander plus de plats végé en restauration collective, de votre employeur, de votre établissement, à la cantine de votre enfant ..
- Trouver un restaurant proposant une option végé / sensibiliser et accompagner les restaurateurs
https://vegoresto.fr/
Manger bio
L’agriculture biologique c’est-à-dire sans utilisation de produits chimiques de synthèse (comme les pesticides, les médicaments et les engrais de synthèse), permet de réduire notre exposition à ces molécules qui sont pour la plupart dangereuses pour la santé. Elle réduit non seulement l’exposition de ceux qui consomment ces produits, mais également celle des agriculteurs (surmortalité des agriculteurs sur 4 types de cancers liés à l’exposition aux pesticides), celle de l’ensemble des animaux vivants sur le lieu de production (notamment sur les pollinisateurs comme les abeilles). Elle permet de ne pas polluer les sols et les nappes phréatiques.
Au niveau individuel
- Le Bio se développe dans les grandes enseignes, il est cependant plus impactant de soutenir des enseignes ayant une démarche globale (bio + local + prix justes etc.), comme Biocoop et Label Vie
- Quelques points de vente associatifs allant encore plus loin dans la démarche :
- sur Lille : https://www.robindesbio.org/
- Sur Roubaix : http://elcagette-roubaix.org/ > WET est adhérent à El Cagette, il est possible de passer commande ensemble !
- Pour les légumes, plusieurs paniers existent qui sont à la fois bio et locaux (Hauts de France), et les points de retrait sont nombreux sur la métropole :
Au niveau collectif
- œuvrer pour plus de produits bio en restauration collective, de votre employeur, de votre établissement, à la cantine de votre enfant .. https://www.aprobio.fr/
Manger local / en circuit court et de saison
Cela permet de baisser les émissions carbones liées aux transports, à la production via des serres chauffées, à la multiplication des stockages. Généralement les producteurs sont mieux rémunérés, tout en gardant les produits à un prix accessible.
La relocalisation de l’agriculture est aussi un enjeu clé dans la sécurité alimentaire qui peut être mise à mal lors de crises qui impactent rapidement les circuits de distribution mondialisés.
Au niveau individuel
Veiller à la saisonnalité des produits pour éviter des modes de production énergivore (serre chauffée), et/ou des transports longues distances. Pour cela, plusieurs solutions s’offrent à vous :
- Intégrer une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture Paysanne), pour un achat en direct entre les amapien.nnes et le.s paysan.ne.s. En savoir plus et trouver une AMAP : https://www.amap-hdf.org/
- Faire les marchés du CIVAM (Centre d’Initiative pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) dans la métropole
- Intégrer une épicerie solidaire, des groupements d’achat comme cf. ci-dessus Robin des Bios, et El Cagette,
- Ou encore un supermarché coopératif, comme SuperQuinquin (présent à Wasquehal !)
- Acheter en ligne auprès d’un collectif de producteurs : LeCourtCircuit, la Ruche qui dit oui
- Produire ses propres légumes chez soi ou dans un jardin partagé :
- Sur Wasquehal, au haut vinage : Jardins familiaux de Wasquehal – Ville de Wasquehal (ville-wasquehal.fr)
- Sur Roubaix :
- Sur Marcq en Baroeul : 2 jardins marcq-en-baroeul.org – Les jardins familiaux à Marcq-en-Barœul
- Sur Villeneuve d’Ascq : Les jardins partagés de la Maillerie – Growsters
Au niveau collectif
- S’inscrire activement dans le PAT (plan alimentaire territorial), en tant que citoyen, collectivité, entreprise etc.
- Investir pour aider des personnes à reprendre des fermes, à développer leurs activités agricoles et ce localement :
- Mesurer le niveau de résilience alimentaire de mon territoire, avec l’outil CRATER développé par les Greniers d’abondance : diagnostiquer votre territoire avec Crater – Les Greniers d’Abondance (resiliencealimentaire.org)
- Au niveau plus global, agir pour transformer notre système agricole et alimentaire, modifier les politiques publiques, à l’échelle de la France et de l’Europe
Quelques idées :
- Mon lieu de travail peut devenir point relais pour les paniers de légumes
- Ma mairie peut développer des jardins familiaux / partagés, préserver les espaces périurbain agricoles avec des pratiques protégeant les ressources en eau potable, soutenir les filières de circuits courts, labelliser les cantines scolaires avec “ici je mange local”, …
Lutter contre le gaspillage alimentaire
Chaque année en France, on trouve dans les ordures l’équivalent de 30 kg par habitant et par an de déchets alimentaires, dont 7 kg de produits alimentaires encore emballés (source Ademe).
Ce gaspillage est encore pire au niveau mondial, et représente un axe de progrès immense pour une meilleure utilisation des ressources.
Au niveau individuel
- Planifier ses repas de la semaine, acheter au plus proche de ce dont on a besoin, notamment pour les produits périssables.
- Bien doser les quantités au moment de la préparation
- Optimiser la conservation des aliments :
- Cuisiner les restes
- Utiliser l’application Too Good To Go : l’appli anti-gaspi pour acheter à prix réduits des repas / produits avec des dates limites courtes chez des restaurateurs, commerçants, distributeurs etc.… pour les consommer tout de suite !
Au niveau collectif
- Accompagner les acteurs de la restauration collective publique et privée, dans le cadre de la loi Egalim, de multiples actions existent.
- Le CERDD propose des climatours sur l’alimentation durable qui aborde notamment cette thématique :
Lutter contre la précarité alimentaire
Favoriser l’accès de tous à une alimentation de qualité, à la fois au niveau local et mondial.
Au niveau individuel
- Donner des produits de qualité aux associations qui font de la distribution alimentaire
Au niveau collectif
- Don aux associations par les restaurateurs, par les distributeurs etc.
- Soutien aux groupements d’achats, aux initiatives de l’économie sociale et solidaire
C’est un des objectifs du Projet Alimentaire du Territoire (PAT) de la MEL avec le déploiement des paniers de légumes bio à tarif solidaire, les coopératives alimentaires, les commandes collectives…
Le dispositif PANIERS : Accueil P.A.N.I.E.R.S. – Paniers Hauts-de-France (paniers-hdf.fr)
L’association VRAC développe les groupements d’achats dans les quartiers populaires
A suivre / temps fort de l’année
- Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture : 29 septembre
- Journée mondiale de l’alimentation – sur la sécurité alimentaire et la solidarité : 16 octobre
- Semaine du goût, en octobre, mettant souvent à l’honneur des produits locaux et bio
- Le printemps du bio, un mois en mai-juin
