La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce terme comprend également les interactions des espèces entre elles et avec leurs milieux. Qu’est-ce que la biodiversité ? (ofb.gouv.fr)
Bien que la biodiversité soit aussi ancienne que la vie sur Terre, ce concept n’est apparu que dans les années 1980. La Convention sur la diversité biologique signée lors du sommet de la Terre de Rio de Janeiro (1992) reconnaît pour la première fois l’importance de la conservation de la biodiversité pour l’ensemble de l’humanité.
Rappel des impacts
De nombreux scientifiques considèrent que nous sommes en train de vivre une extinction de masse. Pour eux, cette dernière est liée à l’activité humaine et aurait commencé il y a 3000 ans environ. Ils constatent en effet que de nombreuses espèces biologiques disparaissent à un rythme soutenu.
En 2050, 20 à 30% des espèces animales et végétales que l’être humain côtoie depuis son apparition sur terre auront disparues.
Jamais Homo sapiens n’a connu une dégradation aussi rapide de la faune et de la flore autour de lui. Par ailleurs, cette disparition serait essentiellement liée aux activités anthropiques.
De par l’étendue de son espace maritime et la diversité de ses habitats, la France abrite l’un des patrimoines naturels les plus riches du monde.
Alors que la métropole est championne d’Europe pour la diversité des amphibiens, oiseaux et mammifères, les collectivités d’Outre-mer abritent 10 % des récifs coralliens mondiaux.
Mais cette richesse est de plus en plus menacée.
Ainsi, selon l’Observatoire national de la biodiversité, 18% des espèces ont disparu et 78% des habitats sont dans un état de conservation défavorable.
La ville participe directement ou indirectement à cet effondrement de la biodiversité avec un étalement urbain toujours plus important (80% de la population vit en ville) avec des barrières matérielles (physiques: routes, bâtis…,humaines: densité, dérangements…)
une exposition maximale au bruit routier et ferroviaire, la pollution lumineuse, des espèces exotiques envahissantes, des surfaces végétales réduites et souvent mises en gestion par des sociétés horticoles…
Mais les villes peuvent avoir un rôle important dans la sauvegarde de la biodiversité
(accueil de la nature et pédagogie)
- sur la Flore
- sur la Faune qui a besoin d’un ou plusieurs milieux/habitats selon son cycle de vie pour lui assurer ces 4 fonctions essentielles :se déplacer, se nourrir, se reproduire, se loger.
Actions / vers quoi aller ?
Pistes et ressources
- Préserver la biodiversité locale
au niveau individuel
1) Entretien du jardin
– Gazons fleuris: relever la hauteur de tonte à 7 cm permet le développement de petites herbacées et fleurs qui nourrissent insectes et oiseaux (Violettes, Potentilles, Véroniques…). – Tailles des Haies: laisser une alternance de fleurs et fruits à glaner (le Lierre est le dernier apport en fleurs et fruits de l’automne: à tailler en fin d’hiver)
2) Aménagements pour la Faune
Nichoirs et gîtes (Tas de sables / Compost / Tas de bois)
Faciliter les accès/déplacements et créer des “passages à faune” (dans les clôtures un trou de la taille d’une grosse main pour l’accès des hérissons dans chaque mitoyenneté, créer un petit accès vers la cave pour certains papillons et les chauve-souris…)
au niveau collectif
– Participer à des chantiers Nature via différentes Associations:
Les Blongios Découvrir les Blongios | Les Blongios | Association de chantiers nature de bénévoles et d’éco-volontariat
Planteurs Volontaires Planteurs Volontaires – On plante ensemble ? (planteurs-volontaires.com)((cf joindre le calendrier des chantiers)),
Unicités Les causes pour t’engager et faire ton Service Civique avec Unis-Cité (uniscite.fr))
– Participer à la restauration des milieux (ex World Clean Up Day)
((cf lien vers notre action passée?! ou future?!))
– Conserver la flore herbacée des murs et intégration de ce patrimoine naturel dans la restauration du patrimoine bâti.
– Objectif « zéro phyto » et mise en œuvre de techniques alternatives (schiste enherbé, désherbage alternatif…)
– Lors d’abattage d’arbres, conserver une portion de troncs sur pieds de 3 m (pour Pics)
- Réintroduire de la biodiversité
au niveau individuel
Le végétal est à la base de la chaîne alimentaire, et les espèces animales sont liées aux espèces végétales locales.
-Planter des arbres (pour la faune, la Biodiversité en générale et permet même la création d’îlots de fraicheurs) Mais pas n’importe lesquels…ex: Récolter et planter des bâtons de Saules blancs de décembre à février. Un bâton planté refait des racines.
1)Entretien du jardin
– Planter des Haies en utilisant des essences locales adaptées à la taille (Fusain d’Europe, Erable champêtre, Cornouiller sanguin, Lierre à entrelacer sur grillage …)
– Planter des arbustes et des lianes à baies (Aubépine, Sureaux, Troène d’Europe,
Bourdaine, Merisier à grappes…)
– Semer une prairie fleurie: période adéquate octobre-novembre ou mars à mai, avec un mélange de plantes sauvages d’origine régionale. Délimiter une parcelle, tondre et retirer la tonte, à l’aide d‘une bêche supprimer les 5 premiers centimètres du sol, semer à la volée entre 5 à 7 grammes de graines au m2, tasser au rouleau à gazon ou avec le dos d’une pelle et arroser en pluie fine. (Arroser les 4 premiers jours pour la germination et une fois/semaine pendant un mois si absence de pluie)
– Créer une balconnière avec des possibilités de créer différents univers:
d’herbes aromatiques (Thyms, Menthes, Sauges, Ciboulette, Mélisse…) qui apportent de quoi manger à divers pollinisateurs ainsi que de nouvelles saveurs pour nos plats à cuisiner; de plantes printanières (Muscari, Jonquilles, Crocus, Tulipes…) pour les espèces précoces d’abeilles;
d’essences ornementales (Bourraches, Cosmos, Soucis, Echinacées…)
et même de balconnières répulsives (Tanaisie, Hysope, Lavande papillon…) par leur propriété odorante.
– Faire une mare en sortie de bac de récupération d’eau de pluie (Un m² suffit,profil en escalier pour une variation saisonnière du niveau d’eau, sans poissons) avec une flore locale
((cf trouver nom de plantes aquatiques)) ((cf plan de mare à creuser??))
2) Aménagements pour la Faune
-Faire un compost
Favorise une grande diversité d’insectes nourrissant eux même Musaraignes,Pipistrelles, Hirondelles. (Deux bacs fermés aux rats avec grillage au fond et trous de moins de 3 cm)
+Les insectes se nourrissant des végétaux peuvent être répartis en trois groupes:
-les butineurs (papillons, abeilles etc.)
http://www.spipoll.org/ -lesphytophages qui mangent les tissus de la plantes (chenilles, galles)(Chêne pédonculé ou Saule marsault ou Saule Blanc héberge plus de 500 espèces différentes alors qu’un Plantane ou un Maronier n’héberge aucune chenille et seulement 2 autres espèces phytophages chez nous.) -les détritivores et décomposeurs (mais beaucoup sont liées aux bois d’un genre, ex Chênes) ((cf trouver nom d’espèce)) *papillons 80% sont des papillons de nuit. Beaucoup d’espèces dépendent d’une famille de plantes voir d’une espèce pour la reproduction. -Créer une ressource en nectar avec une flore adaptée (Origan, Lierre, Lavande, Salicaire, Séneçon jacobée, Scabieuse, Asters à fleurs simples…). -Planter une haie champêtre (Saules, Ormes, Chêne pédonculé…), y associer des plantes grimpantes (Houblon, Lierre,Chèvrefeuille des haies) et une prairie fleurie (Géranium, Cardamine des prés, Lotier, Vipérine, Graminées…) (même en jardinière sur les balcons.) les chenilles sont extrêmement importantes pour les passereaux: ex un couple de Mésanges charbonnières a besoin d’environ 900 chenilles/jours pour nourrir une couvée.
plantes grimpantes gratuites fournies par la ville de Lille via Verdissons Nos Murs Verdissons nos murs – Ville de Lille (59) | CAUE du Nord (caue-nord.com)
*abeilles et autres pollinisateurs
L’abeille à miel représente 1 espèce sur près de 150 à Lille.
80% des abeilles sauvages nichent dans le sol (faire un tas de sable à maçon de 50 cm d’épaisseur, sur des gravats drainants, pente sud-est.)
La majorité des abeilles est dépendante de la flore locale et à minima des plantes mellifères
((cf à citer)) (arbres mellifères: Saule marsault, Robinier faux-acacia, Tilleuls; fruitiers mellifères: Prunus, Noisetiers, Framboisiers…)
-Planter des Saules et une prairie fleurie (même en jardinière)
Rem: il existe plus de 900 espèces d’hyménoptères en France !
Il est possible de faire de notre jardin un refuge pour les pollinisateurs sauvages
Accueillez la biodiversité chez vous – Eden 62 – Fiches thématiques
*chenilles
((cf info à creuser))
+ Les oiseaux
-Faire des nichoirs (en planches de bois non traitées epaisseur 18mm enduites d’huile de lin) adaptés à leur espèce (le trou d’envol; opposé aux vents dominants et aux pluies(ouest); varie:28mm pour la Mesange Bleue, 30-40mm pour la Sitelle torchepot, 32mm pour le Moineau domestique…) installer le entre 3 et 6 m, pendant l’automne ou au début de l’hiver et nettoyer le tous les ans en septembre-octobre.
pour les espèces cavicoles (Rouge-queue, Martinets, Troglodytes, Rouge-gorge,
Moineau domestique…)
Le nourrissage en période hivernale seulement:
dès les premières gelées et jusqu’à la fin de l’hiver.
-Mettre une mangeoire proche d’une haie et à 1m60 de haut, et la remplir d’un mélange de céréales et graines (avoine, blé, maïs, graines de tournesol non salées, cacahuètes non salées, diverses noix) et la laver régulièrement
pour les mangeurs de graines (Linotte mélodieuse, Chardonneret élégant, Bruant jaune, Pinsons, Moineaux…)
– Déposer au sol morceaux de pommes ou poires ou même simplement leurs épluchures. (Merles)
– Fabriquer des boules de graisses (faire chauffer un bloc de graisse végétale: margarine/végétaline, y ajouter un mélange céréales/graines, des morceaux de bois: allumettes/brindilles/cure-dents, placer un fil de fer en tir bouchon ou un bout de bois relié à une ficelle dans le fond d’un pot de yaourt, remplir le pot avec la mixture et le mettre au frais pour rigidifier. Il suffit de couper le pot ou de démouler pour suspendre ce pain de graisse au jardin)
pour les mangeurs d’insectes(diversité et quantité d’insectes extrêmement importante) (Rouge-gorge, Pic vert, Merle noir, Fauvettes…)
Rem:
– Dangers du pain: ne contient pas les minéraux et vitamines nécessaires; risque de les assoiffer; le pain sec peut créer des blocages et le pain mouillé remplit trop l’estomac ce qui décourage les oiseaux à trouver d’autres sources alimentaires
– Prévoir un accès à l’eau (un abreuvoir rempli d’eau tiède, une petite mare…)
– Éviter les chats ou leur mettre un collier et un grelot.
Et en période Estivale:
– Planter des arbustes et des lianes à baies (Aubépines, Sureaux, Troène d’Europe, Bourdaines, Merisier à grappes, Fusain d’Europe…)
et accrocher du Lierre sur les murs ou grillages
pour les passereaux (Fauvettes, Grives, Merles)
– Faire des semis de Cardères et Centaurée
pour les granivores (Chardonneret élégant..)
pour tous
– Pose d’un abreuvoir (récipient de 3cm maximum de profondeur, dont l’eau tiède est changée le matin de temps en temps): leur sert pour se désaltérer, se laver et surtout à entretenir l’étanchéité de leur plumage.
– Réaliser une haie champêtre: Aubépines (ses fleurs sont mellifères et ses baies appréciées des oiseaux) Aulne glutineux (ses strobiles sont appréciés) Bouleau verruqueux (ses chatons sont mangés par beaucoup de passereaux, offre en plus un site de nidification) Eglantiers (les Grives raffolent de ses cynorrhodons) Fusain d’Europe (ses baies font la joie des Rouge-gorges) Houx (baies et sites de nidification) Noisetier (ses noisettes sont le plaisir de tous)
www.nn-chicomendes.org + Les chauves-souris Il existe 22 espèces présentent dans la région, toutes insectivores. -Planter des fleurs pour attirer les insectes -Installer un nichoir spécifique (orientation du trou d’envol et taille d’ouverture dépendent de l’espèce et du besoin: hibernation ou maternité) -Laisser des anfractuosités sur les façades -Avoir un point d’eau (une mare,…) -Ne pas Utiliser les pesticides -Respecter leur besoin de calme (difficultés à détecter leurs proies dans les espaces bruyants.) La Pipistrelle commune est la plus fréquente, peut consommer plus de 600 moustiques par nuit, elle hiberne de mi-novembre à mars et la période de reproduction s’étale de juin à juillet. (gîte de 3 cm maximum d’ouverture, orienté au sud et plein soleil pour la maternité, au nord pour l’hibernation) ONF – Chauves-souris : la Pipistrelle commune
+ Les hérissons
Le hérisson d’Europe est un mammifère omnivore et nomade. Il chasse la nuit et rend beaucoup de services à la nature et aux jardiniers ! C’est un animal protégé sur lequel chacun peut veiller. Il hiberne de novembre à avril. -Supprimer les pesticides: ces produits sont dangereux pour les hérissons et toute la petite faune sauvage qui vit en ville ! Quand le hérisson mange des mollusques intoxiqués, ils s’empoisonnent à leur tour. -Planter une haie champêtre qui servira de gîte et de garde manger. -Créer un gîte avec des branches et des feuilles dans un coin discret, ou en construire un avec une entrée de 12 cm x 12 cm et un couloir de 20 cm. Il ne faudra pas le toucher, sinon le hérisson se sentira en danger. ((cf plan du gite?)) -Mettre quelques croquettes pour chats (goût poulet) et une gamelle d’eau au sol. Et jamais de lait ! -Faire des passages dans les clôtures, lui permettant de passer d’un jardin à l’autre. +Les amphibiens ONF – Reptiles : le Lézard vert ONF – Amphibiens : le Crapaud sonneur à ventre jaune
((cf à developper))
au niveau collectif
1) mise en place de toiture végétalisée légère: ex création d’une prairie sèche peu lourde, en plus de limiter les effet des canicules, peut héberger une flore et donc une faune.
Subventionnée à hauteur de 30 euros/m² par la Ville de Lille
((cf si lien))
2) végétalisation des poteaux télégraphiques, des poteaux d’éclairage, des clôtures ou grillages des parcs de ville par des boutures de lierre.
3) conservation du bois mort et des arbres à cavités: tronc sur pied, au sol, bucher refuge (permet reproduction,hibernation des petits mammifères et amphibiens…)
4) mise en oeuvre d’une gestion différenciée des espaces verts
Traitements différenciés des zones enherbées : tontes (coupe au dessus de 8 cm), fauches (avec plus ou moins exportation), étrépages (= décapage plus ou moins profond pour laisser les graines du sol s’exprimer ou recevoir des semences d’espèces pionnières caractéristiques du milieu correspondant), pâturage via convention avec éleveur local issu de la filière biologique, diversification de la flore avec espèces sauvages banales d’origine locale (semis au printemps / à l’automne ou sursemis à l’automne suivi de 4 tontes au printemps)
5) chantiers participatifs
6) installation de ruches pour entreprises et collectivités
Apiterra – Ruche en entreprise
7) biodiversité urbaine: aménagements pour la faune: ruches (une centaine implantées par la ville de Wasquehal (nov 2022)), nichoirs pour oiseaux, gites pour chauve-souris, hôtels à insectes…
à suivre / temps fort de l’année
Le 22 avril, Jour de la Terre Jour de la Terre Canada – Le 22 avril et tous les jours!
Le 1er week-end de juin, rendez-vous au jardin Accueil (culture.gouv.fr)
Journée mondiale de l’environnement (50 ans fêtés le 05 juin 2022)
Les nuits de la chauve-souris fin août organisées par le département
Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes
BMJN : Bienvenue dans mon Jardin au Naturel : un week-end pour l’ouverture de jardins zéro-phyto au grand public :Bienvenue dans mon jardin au naturel – Site jardin au naturel (cpie.fr)les 10 et 11 juin 2023
Biblio
“Animal” documentaire et livre de Cyril Dion et Walter Bouvais: voyage initiatique de 2 adolescents engagés sur la cause animale et le climat.
“Demain” film et livre de Cyril Dion
Demain, le film | Mouvement Colibris (colibris-lemouvement.org)
“2040” film de Damon Gameau, raconté par Kyan Khojandi de Février 2020: « En faisant ces choses, nous allons naturellement guérir l’environnement autour de nous »
Je découvre la biodiversité | J’agis pour la nature (jagispourlanature.org)